texte « électrochoc » de Bert Hellinger, psychothérapeute mondialement connu….
🔹 »La vie va retirer ce que vous avez, jusqu’à ce que vous arrêtiez de vous plaindre et que vous commenciez à remercier.
🔹La vie envoie des personnes conflictuelles pour vous soigner, pour que vous arrêtiez de regarder dehors et que vous commenciez à refléter ce que vous êtes à l’intérieur.
🔹La vie vous permet de tomber et retomber de nouveau, jusqu’à ce que vous décidiez d’apprendre la leçon.
🔹La vie vous éloigne de la route et vous présente des carrefours, jusqu’à ce que vous arrêtiez de vouloir tout contrôler et que vous couliez comme une rivière.
🔹La vie met des ennemis sur la route jusqu’à ce que vous arrêtiez de ′′réagir ».
🔹La vie vous fait peur et vous fera peur autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que vous perdiez la peur et que vous retrouviez la foi.
🔹La vie vous éloigne des gens que vous aimez, jusqu’à ce que vous compreniez que nous ne sommes pas ce corps, mais l’âme qu’elle contient.
🔹La vie se moque de vous plusieurs fois, jusqu’à ce que vous arrêtiez de tout prendre trop au sérieux et que vous puissiez rire de vous-même.
🔹La vie vous brise en autant de parties autant de fois que nécessaire, pour que la lumière pénètre en vous.
🔹La vie vous confronte à des rebelles jusqu’à ce que vous arrêtiez d’essayer de contrôler.
🔹La vie répète le même message, si nécessaire avec des cris, jusqu’à ce que vous l’entendiez enfin.
🔹La vie envoie des éclairs et des tempêtes pour vous réveiller.
🔹La vie vous humilie et parfois elle vous défait encore et encore jusqu’à ce que vous décidiez de laisser votre ego mourir.
🔹La vie vous refuse des biens et de la grandeur jusqu’à ce que vous arrêtiez d’en vouloir et que vous commenciez à servir.
🔹La vie coupe vos ailes et élague vos racines, jusqu’à ce que vous n’en ayez plus besoin, que vous disparaissiez juste dans les formes et que votre être vole.
🔹La vie vous refuse des miracles, jusqu’à ce que vous compreniez que tout est un miracle.
🔹La vie raccourcit votre temps, pour que vous vous pressiez d’apprendre à vivre.
🔹La vie vous ridiculise jusqu’à ce que vous vous ne fassiez plus cas de rien, ni personne, pour qu’alors vous deveniez tout.
🔹La vie ne vous donne pas ce que vous voulez mais ce dont vous avez besoin pour évoluer.
🔹La vie vous blesse et vous tourmente jusqu’à ce que vous lâchiez vos caprices et vos colères et appréciez votre respiration.
🔹La vie vous cache des trésors jusqu’à ce que vous appreniez à sortir dans le monde et à les chercher.
🔹La vie vous refuse Dieu, jusqu’à ce que vous le voyiez en tous et en tout.
🔹La vie vous réveille, vous élague, vous brise, vous déçoit… mais croyez-moi, c’est pour que votre meilleur moi se manifeste… jusqu’à ce que seul l’amour reste en vous ».
Bert Hellinger
Parce que….
Chaque émotion troublante est un miroir de nos ombres, une forge où se sculptent patience et sagesse
Ce qui nous irrite nous apprend la maîtrise de soi. L’agacement est une onde qui trouble la surface de notre paix, comme un vent brusque ride un lac endormi. Chaque contrariété, chaque contretemps, chaque parole acerbe devient un ciseau sculptant notre patience. Le tumulte intérieur n’est pas un ennemi, mais un maître secret qui nous apprend à danser avec l’imprévu. Comme le disait Marc Aurèle, « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur elles. » Ainsi, l’irritation n’est pas une entrave, mais une forge où notre esprit devient une lame souple et tranchante.
Et lorsque la tempête du mécontentement s’apaise, un autre vide se fait sentir : celui de l’absence. Car souvent, ce qui nous exaspère, c’est ce qui nous confronte à notre propre solitude, à cette sensation d’incomplétude que nous projetons sur l’autre. Mais le vide laissé par un départ n’est pas un néant, c’est une invitation à se redécouvrir. Chaque éloignement nous confronte à une vérité simple : nous ne sommes pas des morceaux dispersés en quête d’un tout, nous sommes déjà entiers. Comme un funambule réalisant que son fil est une illusion, nous découvrons que le sol a toujours été là, sous nos pas. L’amour véritable ne s’accroche pas, il s’épanouit dans la certitude que notre propre centre suffit à nous ancrer. « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve », écrivait Holderlin. Ce que nous croyions perdre était en réalité une invitation à nous retrouver.
Mais parfois, avant d’atteindre cette lucidité, c’est la colère qui prend les devants. La colère est une ombre portée, grandissant lorsque nous lui tournons le dos. Elle n’est pas un monstre à fuir, mais un écho, une blessure qui demande à être entendue. Celui qui nous énerve est souvent un miroir reflétant nos propres zones d’ombre. Pardonner, ce n’est ni excuser ni oublier, mais cesser de porter le poids des chaînes invisibles. La rancœur est un poison que l’on boit en espérant qu’un autre en souffre. Transformer la braise en lumière, c’est choisir de ne plus être l’otage du passé, mais l’architecte de notre paix.
Et pourtant, si la colère nous attache, c’est qu’elle s’ancre dans un sentiment plus insidieux encore : la perte de pouvoir. L’emprise s’installe dans les failles de notre confiance. Chaque regard accusateur, chaque manipulation subtile ne trouve de prise que dans nos doutes. Mais ce qui exerce du pouvoir sur nous ne fait que révéler un pouvoir que nous avons abandonné. Reprendre son pouvoir, ce n’est pas ériger des murailles, c’est dissiper l’illusion de la soumission. Ce pouvoir n’est pas une charge, mais une couronne que nous avions simplement oubliée. Nous sommes les souverains d’un royaume intérieur, et personne ne peut nous en détrôner si nous ne livrons pas les clés.
Et lorsque nous reprenons ce pouvoir, une nouvelle vérité apparaît : ce que nous rejetons avec force est souvent ce que nous craignons de voir en nous. L’aversion n’est qu’un voile masquant une blessure non accueillie. L’autre, dans ses défauts, dans ses maladresses, dans ses travers, ne fait que tendre un miroir à nos propres zones d’ombre. Aimer inconditionnellement ne signifie pas tout accepter, mais reconnaître ce qui, même dans l’autre, fait écho en nous. Comme un sculpteur dégageant la forme cachée dans la pierre, nous pouvons voir, derrière la laideur apparente, une humanité blessée. Carl Jung nous le rappelle : « Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous conduire à une meilleure compréhension de nous-mêmes. » Ce que nous combattons à l’extérieur est souvent un appel à la réconciliation intérieure.
Mais cette réconciliation demande de traverser nos peurs. La peur dresse des frontières illusoires, nous enfermant dans des limites tracées par notre esprit. Et pourtant, ces barrières ne sont que du vent. Ce que nous croyons être un mur infranchissable devient une simple porte dès lors que nous osons avancer. Le courage ne consiste pas à ne pas avoir peur, mais à marcher malgré elle. Il ne crie pas, il murmure : « Un pas après l’autre. » Là où nous pensions trouver un gouffre, nous découvrons un viaduc.
Et ce viaduc mène à la dernière leçon : l’incontrôlable est notre plus grand maître. Nous nous agrippons à la vie comme si elle nous appartenait, alors qu’elle nous traverse librement. Plus nous tentons de la contraindre, plus elle nous échappe… et plus nous devenons ses prisonniers ! Lâcher prise, ce n’est pas renoncer, c’est comme un pianiste de jazz qui, plutôt que de s’accrocher à la partition, s’abandonne au rythme, transformant chaque silence en possibilité.
Tout, absolument tout, est un maître déguisé. Chaque épreuve polit notre âme, chaque émotion affine notre regard, chaque perte nous allège du superflu. Ce que nous prenions pour un combat était en réalité une leçon d’amour cachée. Et lorsque nous cessons de lutter contre le courant, nous comprenons qu’il ne nous emportait pas… il nous guidait. 🙏🏻
Via Merlin Charles